Derrière ANNECYCLO

Derrière les collectifs Annecyclo et les Coursiers Solidaires, il y a Marion, mère et militante débordante d’énergie. Peut-être l’avez-vous déjà croisée avec ses deux enfants et son vélo-cargo (son inséparable « monospace ») ? Peut-être même qu’elle vous dépassait, flanquée de son insolent gilet vert « à vélo vous y seriez déjà ! ».

Il y a 4 ou 5 ans, Marion menait une vie de famille bien rangée : le compagnon, les kids, le job-qui-prend-du-temps, la maison en périphérie et les embouteillages qui vont avec.

C’est la séparation avec le père de ses enfants qui réveille l’engagement associatif qui sommeillait en elle.

Marion s’installe en centre-ville et se lance deux challenges : vivre en faisant moins de déchets, et se battre pour améliorer la mobilité des annéciens.

Coté déchets, elle organise en 2018 des opérations de ramassage de mégots au bord du lac et en centre-ville. Dans la foulée, elle instaure le World Clean Up Day à Annecy (https://www.facebook.com/groups/371807203338264/) en 2018 puis 2019, qui mobilise chaque fois plus de 200 volontaires pour nettoyer la nature annécienne.

Coté mobilité, elle lance avec une bande de cyclistes le collectif Annecyclo : le mouvement citoyen pour la promotion des mobilités actives à Annecy. Leur page Facebook (https://www.facebook.com/annecyclo/)  est suivie par plus de 1 600 personnes. Parmi les actions phare, le collectif :

  • Organise des Vélorutions tous les derniers vendredis du mois. Ce sont des balades qui célèbrent tout ce qui roule sans moteur thermique.
  • Vend des gilets de sécurité floqués (Il en reste 10, demandez le vôtre !)
  • Informe les cyclistes sur leurs droits et devoirs
  • Dialogue avec la collectivité : signale des passages dangereux auprès des services de la mairie, etc.

En mars 2020, au début du confinement, elle lance l’initiative Les Coursiers Solidaires d’Annecyclo. En quelques semaines des centaines d’annéciens se portent volontaires pour livrer à vélo les courses aux personnes fragiles. Fin mai, ils avaient réalisé 220 courses solidaires. Ils ont aussi contribué à créer du lien avec les personnes isolées, lien qui perdure parfois après le confinement. Si besoins, en cas de canicule par exemple, les services municipaux d’aide à la personne pourront réutiliser cette carte collaborative pour faire appel aux coursiers volontaires. Et l’initiative a fait des émules ailleurs en France, avec la création d’une vingtaine d’autres groupes locaux.

Au même moment, Marion lance aussi la carte collaborative Alimen’terres locales (https://solidarite-alimentation-locale.gogocarto.fr). Le but est de recenser les producteurs locaux, et leur permettre de continuer à écouler leur production. Pendant le confinement, un marché des petits producteurs voit le jour à Argonay le samedi. Il est aujourd’hui encore en place.



Laisser un commentaire